laïcité et démocratie

La laïcité dans la démocratie

La Laïcité est une vision de l’Etat, qui permet de bâtir un monde commun où chaque citoyen peut ajouter un sens à sa vie, réaliser les idéaux républicains de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Ainsi, les religions ne jouissent d’aucune reconnaissance officielle dans la constitution, dans les services publics ni dans les autres les instances de l’État. La séparation de l’Eglise et de l’Etat date de 1905 en France par exemple. D’autres démocraties ont suivi.

Différents visages de la Laïcité.

La Laïcité va en parallèle avec la notion de République en vue du bien commun. Elle y est nécessaire puisque dans une démocratie les citoyens ne doivent jamais dépendre aux inégalités de statuts. Leurs choix doivent être réfléchis selon leurs aspirations et non décidés par les chefs de « communautés », ou commandés par l’émotion médiatique. Pour cela, la laïcité scolaire est nécessaire en vue de la formation des jeunes comme futurs citoyens vivant en pleine liberté de conscience.

Le principe de Laïcité peut ainsi se traduire juridiquement dans la Constitution et sous formes de lois. Ses conséquences sont : 1) la liberté d’expression, de pensée et d’appartenance religieuse, 2) l’institution d’un enseignement public non dépendant d’aucune religion, 3) le refus du communautarisme, 4) la Séparation entre l’État et la religion dominante des religions, 5) l’organisation impartiale de services publics, d’assistance sociale et de santé pour tous les citoyens sans distinctions.

Les trois principaux visages de la laïcité

Examinons de plus près les trois principaux visages de la laïcité que sont la Séparation des religions et de l’État, les libertés individuelles et le refus du communautarisme, dans les démocraties actuelles :

Séparation de l’État et des religions, la situation est difficile à faire appliquer. Malgré quelques progrès, la France premier État laïc depuis 1905, la Suède où la séparation fut instaurée en 2000, la Grèce où la mention de la religion sur les cartes d’identité fut abolie, on peut dire que la laïcisation dans les grandes démocraties n’avance pas, mais régresse parfois : En Espagne la laïcité n’avait progressé que grâce au gouvernement Zapatero qui abrogea des dispositions obsolète du gouvernement précédent, en Allemagne où chaque Land doit légiférer sa loi interne contre le port des foulards islamiques, en Russie où le cléricalisme remplace l’athéisme officiel; en Norvège où la Constitution revendique que tout gouvernement doit avoir au moins 50% de membres de l’église.

Le plus inquiétant est l’absence totale de la Laïcité dans le projet de Constitution européenne qui ne parle que de “tolérance”, et la présence de l’article 52 attribue au contraire un rôle institutionnel aux religions.

Les libertés individuelles d’expression, de pensées, de conscience, de pratique religieuse, sont largement tolérées, même par l’Eglise qui s’y est opposée pendant longtemps opposée. Ces libertés sont intégrées dans les diverses déclarations et chartes des Droits de l’Homme, et sont défendues par la Cour des Droits de l’Homme de Strasbourg, mais beaucoup d’Etat les négligent. La laïcité scolaire est nécessaire au titre du respect des libertés, l’école laïque est un espace de liberté où se développe l’autonomie de futures générations.

Le refus du communautarisme reste le plus difficile à traiter. Si l’on définie le communautarisme comme la reconnaissance légale et juridique de différences culturelles. Son refus n’est pas la négation de ces différences, mais plutôt le non respect de la « différence de droits » fondée essentiellement sur l’origine de la famille.

La loi interdisant les signes religieux dans les écoles a été interprétée comme “islamophobie” ou racismes. Dans les autres pays européens où les turbans sikhs et les foulards sont largement acceptés, la défense de principes laïques n’est pas aisée. Malheureusement nombreux sont les sociologues qui vantent la gloire des « racines » et qui clame qu’on n’est sans valeur en dehors d’une « communauté» et à peindre « l’universel abstrait » pour définir le citoyen.

En conclusion

La Laïcité a été trop estimée depuis longtemps comme une victoire des libertés et de la démocratie. Elle est malheureusement remise en cause par nombreuses politiques pour diverses motifs et motivations. Il faut expliquer sans relâche aux citoyens, ses vraies valeurs et sa signification universellement rattachée aux valeurs de Liberté, de Solidarité et d’Egalité et de Solidarité. Ils sauront finalement que leur intérêt réside là où siège la Laïcité.